Services publics : le problème, c’est le libéralisme

Publié le 21 Octobre 2009

Depuis plus de 20 ans les différents gouvernements  qui se sont succédé, à dominante RPR/UMP ou PS, ont réduit les services publics. On en perçoit désormais les effets dans notre vie quotidienne. En voici quelques exemples sur Quimper :

EDF et GDF avaient leurs bureaux sur les quais de l’Odet. On pouvait s’y présenter pour régler un problème. La gestion libérale a conduit à leur fermeture. Désormais, vous avez un interlocuteur téléphonique au Havre !

La sécurité sociale avait deux directions dans le Finistère, l’une à Brest, l’autre à Quimper. Pour économiser sur les salaires, tout est regroupé à Brest. À terme les bureaux quimpérois disparaîtront. On supprime des emplois à Quimper. Les chèques de cotisations sociales des entreprises sont amenés à Brest en voiture. Adieu les économies, bonjour le CO² !

L’ANPE et les ASSEDIC ont fusionné pour former le pôle emploi, avec au passage la suppression des commissions départementales pour les contentieux qui se tenaient alternativement à Quimper et à Brest. Désormais tout est traité à Rennes. Le déplacement dans l’une de ces deux villes était envisageable, par contre aller à Rennes est très dissuasif. Le but étant de dissuader les salariés de faire appel. Merci l’ UMP : les recours déposés par les salariés ont nettement diminué. 

Les enseignants voient leurs effectifs sabrés. Au collège Max Jacob, depuis la rentrée, il manque quatre heures d’enseignement de mathématique dans une classe de troisième, malgré le brevet à passer à la fin de l’année.

À Kerfeunteun, depuis plusieurs mois, les plaintes pour les dégradations commises au  niveau de la Croix des Gardiens , vitres d’un commerce cassées, voitures dégradées, ne sont plus reçues, par manque d’effectifs et  par crainte d’augmenter les statistiques de la délinquance. Officiellement le quartier est parfaitement calme et il doit le rester. Les auteurs de ces troubles ne sont donc pas inquiétés. Cette situation mine la vie des habitants.

En résumé, la disparition des services publics se traduit par la perte d’emplois et la perte de services de proximité, par une augmentation de la pollution, par une perte des droits et donc d’argent pour les personnes au chômage, par une diminution de la qualité de l’enseignement, par une augmentation de l’insécurité dans les quartiers, etc.

Le libéralisme n’est pas une solution mais un problème.           

Xavier PERCHEC

 

Rédigé par pcf quimper cornouaille

Publié dans #Politique

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G
<br /> <br /> Tout à fait d'accord. Par contre, pourquoi ne pas évoquer France Telecom ? Cette multinationale est issue de l'ancien service public des PTT (branche télécommunications), dont 80 000 de ses<br /> salairés (sur 100 000 en France) sont encore Fonctionnaires d'Etat. Privatisée depuis l'époque de la "Gauche Plurielle", l'entreprise a subi plus de 60 000 suppressions d'emplois depuis 1997 (sur<br /> 160 000 initialement !!!). Ces dernières années, les conditions de travail déplorables de ses salariés ont crevé l'étouffoir médiatique, avec les suicides en séries (qui se poursuivent toujours).<br /> Car la description que vous faites des difficultés des clients d'EDF-GDF vaut pour France Telecom: fermeture des boutiques, impossibilité de venir à un accueil pour payer sa facture, dédale<br /> incommensurable pour obtenir de faire dépanner sa ligne (passage par des plateformes d'appel en Tunisie ou au Maroc pour se faire dépanner à Plozévet !!!), etc. C'est bizarre, mais qu'est-ce<br /> qu'on est frileux sur France Telecom au Parti... Mais, pire encore, la concurrence produit actuellement ses effets néfastes: alors que la construction d'un réseau très haut débit en fibre optique<br /> jusque chez l'abonné est à l'ordre du jour, tout se bloque (ou quasiment) sauf dans les très grosses agglomérations où n'importe quel opérateur est sûr de récupérer sa mise rapidement : Ailleurs,<br /> aucun des opérateurs concurrents ne veut prendre le risque de s'engager réellement, et d'investir à lui tout seul, de peur que ses concurents obtienne de l'Autorité de régulation l'autorisation<br /> d'utiliser quasiment gratuitement ses propres investissements (c'est la même mécanique qu'à EDF avec les éoliennes, ou à la SNCF avec RFF et les TER). Le résultat ? Ce sera sans doute les<br /> collectivités locales qui paieront la modernisation du réseau des télécoms, par le biais des impôts locaux. C'est, en ce domaine, une grande nouveauté, puisque jamais, à l'époque du grand boum<br /> des télécoms dans les années 70, l'Etat n'a déboursé un centime ; A l'époque c'est toujours l'opérateur historique qui a financé son développement. Mais aujourd'hui il y a le prédateur<br /> "actionnaire" (dont le plus gros est l'Etat) qui n'est là que pour le profit, et qui veut la part la plus grosse possible du gateau; il n'y a plus de place pour l'investissement. Faut que ça<br /> "jute" un max, avec le moins de risque possible. Aujourd'hui, il faut le savoir, France Telecom n'a plus les moyens humains pour entretenir correctement l'ancien réseau, et refuse pourtant de<br /> remplacer les départs en retraite. Donc, si l'on veut que ça change en ce domaine comme dans les autres, il faut une réappropriation publique des télécommunications pour assurer le droit<br /> constitutionnel à la communication, ne le pensez-vous pas ? Et il faut "OSER" parler de France Telecom, et "OSER" en décortiquer les mécanismes en fonctionnement depuis maintenant près de 15 ans.<br /> Car France Telecom c'est l'exemple le plus abouti, l'endroit où l'expérimentation est la plus avancée, le plus révélateur de la catastrophe vers laquelle nous conduit le système capitaliste et<br /> ses tenants; EDF-GDF n'en est qu'au début du processus; ne pas parler de France Telecom ce n'est pas aider les salariés d'EDF-GDF à mener leurs luttes, ni aider les autres salariés à comprendre<br /> qu'ils ont des intérêts communs à défendre. Car on va assister aux mêmes mécanismes, et aux mêmes dégradations, dans les Collectivités locales (Communes-Communautés de<br /> communes-Départements-Régions); la situation est très avancée dans les hôpitaux et dans les anciens services de l'Etat comme la DDE.<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Visitez le blog d'un rêveur de mieux<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> EL DIABLO<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> Je ne trouve pas dans la presse locale (Le Télégramme) l'avis des communistes sur la gestion de l'eau quimpéroise. Peut-on au moins la trouver sur votre blog ? Le sujet ne mérite-t-il pas un<br /> véritable article ?<br /> <br /> <br /> <br />
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J
<br /> dans votre billet d'humeur, vous énumérez ceux et celles du PS sensibles u sirènes de Sarko, mais vous en oubliez : DSK propulsé au FMI, Jack Lang, Rocard...  Et tous ceux qui n'ont qu'un seul<br /> régret : "pourquoi pas moi ?"<br /> <br /> <br />
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