Europe : où en est-on ?

Publié le 21 Octobre 2009




Avec un taux d’abstentions sans précédent,  les élections de juin dernier avaient mis en évidence la profondeur de la crise de confiance des citoyens à l’égard d’une Union Européenne dominée par le libéralisme le plus débridé et au fonctionnement fort peu démocratique. Le chantage scandaleux exercé sur le peuple irlandais menacé des flammes de l’Enfer s’il ne modifiait pas son vote contre le traité de Lisbonne, simple réécriture du traité constitutionnel de 2005, n’est certes pas de nature à nous rassurer sur ce point !

Dès juillet l’élection du nouveau président du Parlement Européen a montré que les mauvaises habitudes perdurent sur fond de consensus libéral. Alors que l’Europe est frappée de plein fouet par la crise et que les dogmes ultralibéraux ont fait la preuve de leur nocivité, M .Busek, ancien premier ministre polonais, chaud partisan des privatisations et des fermetures d’entreprises, a été élu au premier tour par une coalition hétéroclite des groupes dans lesquels siègent les élus UMP, les amis de BAYROU, les socialistes européens, les verts de COHN-BENDIT. Seul le groupe GUE où siègent nos 5 députés français du Front de gauche élus en juin, dont les 3 députés communistes, a présenté face au candidat de la droite la plus réactionnaire une candidate suédoise pour porter les valeurs de la gauche. Cette candidate a d’ailleurs obtenu dans ce vote à bulletins secrets 54 voix de plus que l’effectif de son groupe, signe du malaise provoqué par cette confusion politique…

En septembre dernier, c’est encore grâce à la neutralité d’une partie des députés se réclamant de la gauche que l’ultralibéral José Manuel Barroso, dont on n’a pas oublié son soutien à l’intervention américaine en Irak ni l’appui qu’il a apporté à la directive Bolkestein, a  été reconduit à la tête de la Commission par les députés européens.

Fidèles à leurs engagements, les députés du Front de gauche et du groupe GUE, bien loin de ces compromissions politiciennes, consacrent leur énergie à résister aux politiques désastreuses de l’Union Européenne et à peser en faveur de décisions conformes aux attentes  des peuples.

C’est ce qu’a fait notre camarade Patrick Le Hyaric devant l’inertie des instances européennes face à la crise du lait, exigeant notamment des mesures d’aide d’urgence aux producteurs de lait, la mise en place de prix rémunérateurs du travail paysan, la régulation des productions par les quotas.

Y.R.

 

Rédigé par pcf quimper cornouaille

Publié dans #Politique

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