Etat d'urgence
Publié le 13 Mai 2009
Licenciements, pouvoir d’achat en chute libre, recul des droits sociaux et des libertés, démantèlement des services publics, l’urgence est partout et la riposte s’organise au quotidien sur les lieux de travail, comme dans les grandes mobilisations unitaires.
29 janvier, 19 mars, 1er mai, 3 temps forts pour la montée des luttes. Salariés du public et du privé, ouvriers et universitaires, jeunes et retraités se retrouvent côte à côte pour dire leur colère, mais aussi leur exigence d’autres choix en faveur de l’emploi, des salaires, de la formation, de la santé, de la recherche, et non des actionnaires. Car c’est bien l’accumulation financière qui est au cœur de la politique de N. Sarkozy et des dirigeants européens comme elle est au cœur du capitalisme qu’ils prétendent vouloir moraliser.
Dans moins de 2 mois, le 7 juin, nous allons voter pour élire nos représentants au Parlement Européen ; les enjeux sont importants : emploi, salaires, droits sociaux, services publics, droits des femmes… On peut s’en étonner tant le silence sur cette élection est assourdissant. On comprend aisément les raisons de la discrétion de N. Sarkozy et de l’UMP qui craignent plus que tout le suffrage populaire en ce moment.
Le Parti Socialiste est lui aussi très discret sur les enjeux européens, se contentant d’une dénonciation de la politique de N. Sarkozy. Mais pour rompre avec celle-ci, il faut rompre avec les dogmes libéraux et la soumission au marché qui fondent les traités européens dont celui de Lisbonne, et les dirigeants socialistes comme ceux des Verts sont empêtrés dans cette contradiction.
Alors chiche ! Saisissons l’occasion qui nous est donnée avec cette élection européenne de prolonger nos luttes contre les plans sociaux, les suppressions de postes dans les écoles, les hôpitaux, les attaques contre l’Université, la Recherche. Adressons un message clair à Sarkozy, sourd à l’exaspération qui monte dans notre pays, tout en affirmant notre volonté de changement en France et en Europe.
En proposant de créer un « Front de gauche pour changer d’Europe », qui regroupe aujourd’hui le PCF, le Parti de Gauche, la Gauche Unitaire, des acteurs du mouvement social, des citoyens, les communistes ont voulu favoriser le rassemblement et l’intervention populaire.
Sur le terrain politique comme dans les luttes, ensemble, nous pouvons faire bouger les lignes et amorcer la construction d’un mouvement majoritaire porteur d’un réel changement. Il y a urgence !
Yvonne Rainero
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