Urgence un toit pour tous: une manifestation samedi 13 octobre-RDV à 10 heures 30 Place Terre-au-Duc
Publié le 12 Octobre 2012
Le collectif « Urgence un toit pour tous » veut des solutions de logement. La mairie propose trois maisons, à mettre aux normes.
En juin dernier, le collectif « Urgence un toit pour tous » avait réquisitionné une maison située au 41, rue de l'Île-aux-Moutons, au Braden. « Et le nombre d'occupants ne cesse d'augmenter : cinq en juin, six en juillet et août, sept en septembre. Nous hébergeons aussi un couple tchétchène et deux familles arméniennes. La cohabitation se déroule sans problème », expliquent les membres du collectif.
Les bénévoles, très actifs, ne veulent pas proposer d'autres solutions d'hébergement. C'est à l'État, en charge l'application du droit au logement opposable, du droit à l'hébergement d'urgence, de l'accueil et de l'accompagnement des demandeurs d'asile, de le faire. « Nous ne voulons pas réquisitionner d'autres maisons. Nous ne sommes pas les Restos du coeur. En faisant cette réquisition au Braden, nous voulions alerter ! »
La mairie met des maisons à disposition
Selon le collectif, la préfecture a communiqué qu'elle avait reçu des listes de maisons mises à sa disposition par des municipalités « mais qu'il fallait les mettre aux normes, que cela prend du temps et a un coût. La mairie de Quimper en propose trois. Celle du Braden, une maison rue de Douarnenez et une autre maison, route de Brest ».
Mais, à ce jour, il n'y aurait pas de convention signée entre la municipalité de Quimper et la préfecture. « Une étude comparative très précise des coûts d'hébergement des personnes accueillies dans la maison réquisitionnée a été faite entre les nuits d'hôtel, un logement privé et le camping. Même si nous ne connaissons pas le coût des travaux de mise aux normes de l'électricité les estimations dont nous avons connaissance varient de 3 800 € à 12 000 €. Ils pourraient être amortis sur une longue période (sur 10 ans, le coût serait de 32 € à 100 € par mois). Ainsi, sur un long terme, il est évident que la maison est la meilleure solution, non seulement pour les demandeurs d'asile mais également, financièrement, pour la collectivité. »
Samedi 13 octobre, le collectif organise une manifestation. Le rendez-vous est fixé place Terre-au-duc à 10 h 30 pour rejoindre la préfecture.
source: ouest-france.fr
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