Continental : les licenciements invalidés (le courrier picard)
Publié le 30 Août 2013
Le conseil des prud'hommes de Compiègne a invalidé vendredi le licenciement de près de 700 anciens salariés de l'usine Continental de Clairoix pour défaut de motif économique, ont annoncé leurs avocats à Compiègne.
- 13 heures
La direction La direction de Continental a annoncé vendredi «étudier très sérieusement la possibilité de faire appel»
«Ces décisions n'ont aucun sens au regard des arguments qui les sous-tendent», a déclaré Me Patrick Thiébart, avocat de Continental France, cité dans le communiqué. «Je recommanderai à la direction de Continental de faire appel», dit-il.
Il a rappelé «la crise historique» du secteur automobile en 2008 qui avait conduit à la fermeture du site de Clairoix et souligné que Continental avait consacré 200.000 euros par salarié dans le cadre du plan de sauvegarde de l'emploi.
- 11 heures
Après le prononcé du délibéré les machines à calculer vont commencer à marcher. Le tribunal des prud'hommes condamne Continental à verser des indemnités de licenciement qui vont de 20000 € à 70000€. Une facture globale qui pourrait se chiffrer en dizaines de millions d'euros. Le montant de ces indemnités sera déterminant pour la direction qui doit décider si elle fait appel, ou pas, de ce jugement.
- 10h30
Les premières réactions de syndicats tombent
Antonio Da Costa pour la CFTC :
" Nous sommes quand même satisfaits, les sommes allouées sont assez importantes et les voyous ont été condamnes pour la deuxième fois. On va attendre leur réaction et voir s'ils font appel. "
- 9 heures
«Continental a été condamné pour défaut de motif économique et pour non-respect de leurs obligations de reclassement», a expliqué Me Alexandra Soumeire aux quelque 200 anciens salariés réunis devant le conseil des prud'hommes.
«Cette victoire, c'est votre victoire à vous, vous avez enfin été récompensés, la société a été condamnée à tous les niveaux», a indiqué l'avocate aux salariés, qui ont accueilli la décision par des applaudissements et des cris de victoire.
Le conseil des prud'hommes a également estimé que Continental n'avait pas respecté un accord de 2007 sur le temps de travail qui prévoyait un retour aux 40 heures hebdomadaires, contre des assurances sur le maintien de l'emploi dans le site jusqu'en 2012.
Le conseil a également reconnu la société-mère allemande comme coemployeur et donc comme responsable des licenciements.
L'équipementier avait fini par fermer son usine de Clairoix début 2010, après un conflit social au printemps 2009 durant lequel la sous-préfecture de Compiègne avait été saccagée par des salariés en colère.
Le groupe a toujours affirmé que la fermeture de l'usine de Clairoix étaient inéluctable, invoquant la crise qui a frappé dès 2008 la filière automobile et une surcapacité de production de millions de pneus.
Les anciens salariés et leurs avocats estimaient pour leur part que le fabricant de pneus s'était servi de la crise comme d'un «effet d'aubaine» pour licencier.
source: http://www.courrier-picard.fr/region/continental-les-licenciements-invalides-ia190b0n170702
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