Retraités-Manifestation pétaradante à Quimper
Publié le 14 Décembre 2012
Une quarantaine de manifestants ont répondu à l'appel de la CGT, hier, devant la chambre patronale. À coup de pétards, ils ont dénoncé la baisse potentielle de leurs retraites complémentaires Arrco-Agirc.
«La lutte continue, même à la veille des fêtes», assure GildaLeGoff, secrétaire de l'union locale CGT. Une quarantaine de manifestants ont répondu présent, hier midi, devant la chambre patronale de Créac'h-Gwen à Quimper. Le litige, qui ne date pas d'hier, concerne la baisse du pouvoir d'achat des retraités. «On est là pour marquer le coup parce que les négociations interprofessionnelles en cours sur le financement des retraites
complémentaires Arrco-Agirc ont pris un mauvais tournant», rappelle Gilda Le Goff.
Le Medef préconise un gel des pensions pendant trois ans ou une sous-indexation d'un point sous l'inflation pendant cinq ans. La CGT a déjà chiffré la perte du pouvoir d'achat à 6%. Inacceptable. D'autant que 55% des retraités français ont déjà une pension inférieure à 1.200€.
«Toujours les mêmes qui trinquent»
La manifestation d'hier rappelait l'engagement syndical avant la reprise des
négociations, qui a lieu aujourd'hui. Les partenaires sociaux ont l'impératif de trouver un accord avant avril2013. Mais les manifestants n'ont pas attendu. De 11h30 à 13h, ils comptaient bien
réveiller les représentants du patronat quimpérois à coups de pétards. «C'est toujours les mêmes qui payent les frais de la crise. Certains auront de beaux repas à Noël mais je connais des
salariés et des retraités qui doivent faire des choix entre la nourriture et le chauffage», reprend
GildaLeGoff. Parmi les manifestants, Jean-Claude s'inquiète de la baisse potentielle de sa pension de retraite. «Depuis ma retraite, ma pension est juste et je ne parle pas de la perte
d'avantages comme le ticket restaurant ou la mutuelle, qu'il faut désormais payer 80€/mois», confie-t-il.
«Une meilleure répartition»
Le retraité préconise ainsi une meilleure répartition entre les pensions de retraites aux montants les plus élevés et les plus faibles ainsi que la proposition de
la CGT de faire cotiser davantage les entreprises qui précarisent leurs employés. Les représentants du Front de gauche,
venus prêter main-forte aux militants, ont sans doute apprécié de voir ces idées ainsi discutées devant la chambre du patronat.
- Sylvain Falize
-
(le Télégramme 14/12/12)
/image%2F0554708%2F201307%2Fob_c5a533287333ea37ccce4145f0264424_pc.jpg)