"Projet de transports" de Quimper Communauté-Le Front de Gauche critique la méthode lors d'une réunion de presse

Publié le 25 Octobre 2012

Front de gauche Briec/Fouesnant/Quimper

Conférence de presse sur le "projet transports" de Quimper Communauté-24 octobre 2012


La déclaration liminaire
de Daniel FERRENBACH

 

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Un mot d’abord sur la concertation préalable à l’avant projet qui s’est déroulée du 18 avril au 7 mai 2011. Tout à fait formelle, cette concertation a essentiellement consisté à demander l’avis des habitants sur un avant projet dont le parti pris était déjà bien arrêté.

Au lieu de partir de la problématique des déplacements intra et extra muros de la Communauté d’agglomération, en y intégrant la problématique des déplacements pendulaires des salariés et des scolaires du réseau Cornouaillais, l’avant-projet s’est principalement concentré sur  la problématique quimpéro-quimpéroise.

Dès le départ, c’est le projet politique venu d’en haut qui a été imposé,  au détriment de la  démarche participative qui aurait pu faire des habitants les co-élaborateurs actifs de ce projet. 

À la lecture du préambule de l’enquête publique, on se rend d’ailleurs tout de suite compte que si l’orientation politique du projet vise effectivement à « un équilibre nouveau entre la place de l’automobile et celle des autres modes de transports, notamment collectifs », celle-ci insiste plus sur les aspects spectaculaires des aménagements urbains proposés que sur une évaluation sérieuse de leurs conséquences économiques et sociales.

Ce projet pourrait d’autant mieux « renforcer le lien entre urbanisme et transport tout en améliorant le cadre de vie et en dynamisant le cœur de la ville », qu’il pourrait être le résultat d’une réflexion et d’un travail d’élaboration en profondeur avec, notamment, toutes les populations des quartiers concernées, des différents acteurs économiques, des enseignants, élèves et des parents d’élèves des établissement du second degré, des enseignants et étudiants des établissements d’enseignement supérieur, des usagers des transports en commun (bus, cars, trains) et des automobilistes, etc. ; en organisant des réunions de travail par ville, par quartier, par établissement scolaire ou universitaire, etc.

Bref, en organisant un grand remue-méninge, pour un grand projet populaire !

D’ailleurs, les remarques des habitants faites durant cette enquête publique, si l’on en juge par leur nombre et leur teneur, témoigne d’une frustration certaine en matière de démocratie active (démocratie participative = expression disqualifiée à Quimper).

Aussi peut-on s’interroger sur la prise en compte des observations des habitants ? quand on sait, par exemple, qu’à Ergué Armel, sur 62 personnes qui se sont manifestées, 53 ont donné un avis défavorable au projet. Idem concernant le forum organisé au printemps dernier dont la synthèse, si elle a été faite, n’a jamais été portée à connaissance.

Hier, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Quimper Cornouaille a fait connaitre par voie de presse de sérieuses réserves sur ce projet, tandis qu’un collectif des usagers du centre ville annonçait une manifestation pour ce vendredi. En serions-nous là si ce projet avait été élaboré avec tous les acteurs économiques ?

Nos inquiétudes sont d’autant mieux fondées que ce sont ces pratiques qui ont déjà défrayé la chronique, hier avec la délégation du service public de l’eau au privé, l’annonce unilatérale de la fermeture de trois écoles publiques, la fermeture des cinémas du « Chapeau Rouge » ; demain avec la privatisation du centre des congrès et du parc des expositions ; et après demain, de la restauration communale ?

En cette année du tricentenaire de la naissance de Jean-Jacques ROUSSEAU, dont l’absence de commémoration est assez significative à Quimper, nous pensons que le temps de la démocratie représentative est dépassée et qu’elle doit aujourd’hui se mettre, autant qu’il est possible, au service des citoyens.

Il ne s’agit plus de faire POUR les habitants, mais de faire AVEC les habitants.

C’est pourquoi le Front de Gauche propose que ce projet transports soit repris par quartier, par secteur d’activité, par institution scolaire et culturelle, par les associations locales, avec l’ambition de le réélaborer en lien étroit avec la population, proposant à chacune et à chacun de s’élever au rang d’expert citoyen.

Enfin, nous proposons de verser au débat la question de la gratuité des transports locaux, comme cela se fait dans des communautés d’agglomération, comme cela existe déjà à Aubagne, Châteauroux, et d’autres villes européennes.

 

Ce qu'en dit la presse...

 

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jeudi 25 octobre 2012

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Rédigé par PCF Briec-Fouesnant-Quimper

Publié dans #Vie locale

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