Politique-Le PCF change de têtes à Quimper
Publié le 9 Janvier 2013
Marie-Claire Poder, Claude Le Moguen, Xavier Perchec, Daniel Ferrenbach, Hubert Poder.
Cela ressemble à une mise en jambe. À l'horizon, les municipales de l'année prochaine. Les communistes quimpérois ont présenté hier leur nouvelle organisation et commencé à affûter leurs angles d'attaque de la politique locale.
Marie-Claire Poder est devenue en ce début d'année secrétaire de la cellule quimpéroise du Parti communiste. «Cette cellule n'avait plus d'existence depuis des
années, dit-elle. La dynamique du Front de Gauche au printemps dernier, nous a redonné de l'enthousiasme et a montré la nécessité d'une réorganisation. Nous avons déjà 16 adhérents». Marie-Claire
Poder, fonctionnaire territoriale est militante communiste depuis les années 1980. Elle est secondée à la cellule par Xavier Perchec, trésorier. Ce comptable de métier a adhéré en 2006. Autre
poids lourd du bureau, Claude LeMoguen, militant depuis les années 1970. Kinésithérapeute en retraite de la fonction publique hospitalière, il est aussi le nouveau secrétaire de la section
communiste qui regroupe les pays de Fouesnant, Quimper et Briec.
«La municipalité fait fausse route»
Claude Le Moguen est devenu secrétaire de section à la place d'Yvonne Rainero qui a longtemps été au premier plan. Ce remplacement de la militante va de pair avec
des mots assez durs vis-à-vis de l'adjoint au maire communiste à la mairie de Quimper, son époux Piero Rainero. «Les
gens attendent de nous autre chose que de servir la soupe», dit Claude Le Moguen. «La politique mise en oeuvre par
la municipalité de Quimper fait fausse route et est en contradiction avec les positions du Front de Gauche sur
plusieurs dossiers comme celui de l'eau», ajoute Daniel Ferrenbach. Le militant communiste va plusloin en dénonçant la «vision ringarde de la démocratie délégataire, nourrie aux experts et
cabinets, de Bernard Poignant. Aujourd'hui, la vraie question c'est l'attente des citoyens, ce n'est plus l'attente de l'homme providentiel». Il y a de la campagne électorale dans l'air.
Contre le «clinquant»
Les communistes ont donc commencé à travailler les dossiers locaux. «On va vers une ville clinquante, dit Marie-Claude Poder. On voit la municipalité offrir
unparking paysager à la Providence à un cinéma privé alorsque le cinéma associatif ArtetEssai, Quai Dupleix, reste avec un budget serré au fin fond des Arcades. On investit pour une certaine
clientèle de tourisme d'affaires au Chapeau-Rouge alors que les associations qui utilisaient le site sont privées d'outils. Ne marche-t-on pas sur la tête à privilégier les projets des cabinets
et des consultants au détriment des besoins des Quimpérois?». Les militants communistes se disent aussi vigilants sur les orientations budgétaires et les politiques tarifaires d'accès aux
services et structures, dans une période de réduction des dotations.
Ronan Larvor
source: Le Télégramme (9 janvier 2013)
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