Groupe Doux. Période d'observation : le jugement rendu vendredi
Publié le 19 Février 2013
Le tribunal de commerce de Quimper a mis ce mardi en délibéré à vendredi son jugement concernant la prolongation de la période d'observation du redressement du groupe Doux. Une cinquantaine de salariés du site de Pleucadeuc (56), accompagnés d'élus, ont par ailleurs manifesté devant le tribunal pour défendre leurs emplois.
Le dossier Doux devant le Tribunal de Commerce de Quimper
Consultés hier à Châteaulin, les élus du comité central d'entreprise s'étaient prononcés en faveur de cette prolongation mais avec quelques réserves. « On a
émis un avis favorable à condition que les administrateurs travaillent sur un plan de secours afin que les salariés puissent être tranquillisés. On a aucun élément précis aujourd'hui sur le plan
de continuation. Tout ce que l'on nous présente se fonde sur des hypothèses. Ce n'est que du virtuel. Il n'y a aucune garantie sur le devenir des salariés sur le long terme », commentait, hier
soir, Nadine Hourmant, déléguée Force ouvrière.
L'élue s'interroge aussi sur l'impact de la baisse des rémunérations imposée par Doux aux
aviculteurs. Les aviculteurs qui trouvent cette baisse intolérable ont menacé de ne plus charger leurs poulaillers et se sont donné pour consigne de ne signer aucun avenant à leur
contrat.
Quel avenir pour Pleucadeuc ?
Les représentants du personnel de Doux se sont inquiétés en outre du sort des 146 salariés de
l'usine de dindes de Pleucadeuc (56) et des 43 salariés qui travaillent dans le secteur de l'aliment. L'activité dindes bat de l'aile. « Doux va chercher un repreneur. Quel avenir sera réservé à ces salariés si aucun acquéreur ne se manifeste ? » s'interroge Jean-Luc Guillart de la
CFDT.
À noter qu'un accord a été trouvé sur les salaires dans le cadre des négociations annuelles obligatoires. Il a été décidé d'une augmentation comprise entre 40 et 50
euros brut avec effet rétroactif à compter du 1er janvier 2013. « Cela faisait cinq ans qu'il n'y avait pas eu d'augmentation de salaires chez Doux », relativise Nadine Hourmant en rappelant que 80 % des salariés sont payés au smic.
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- Frédérique Le Gall
- source: letelegramme.com
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