Doux envisage de céder des sites finistériens
Publié le 10 Octobre 2012
Hier matin, au
tribunal de Quimper. Les avocats convoqués à l'audience d'étape sur l'avenir du groupe Doux
Pour conforter son plan de continuation présenté hier au tribunal de commerce de Quimper, l'industriel a besoin d'argent frais. Il envisage de céder plusieurs actifs non stratégiques dans le Finistère pour alimenter sa trésorerie. Parmi ceux-ci, l'unité Stanven de traitement des coproduits d'abattoir à Châteaulin (12 salariés). L'industriel a déjà vendu un site Stanven à Plouray (56) pour 19 millions d'euros. On évoque un montant de 15 millions d'euros pour Châteaulin.
Unité de viande à Quimper
Implantée dans la zone de Kergonan, l'unité produit de la viande séparée mécaniquement (VSM) destinée à l'export. L'usine employant une trentaine de salariés avait déjà fait l'objet d'une offre, en juillet, par Protéis Viandes dans le cadre d'un projet de reprise global de Doux retoqué par le tribunal de commerce. Protéis en proposait 1,5 million d'euros.
En revanche, la cession du site Père Dodu de Quimper (230 salariés) n'est pas à l'ordre du jour, même si la visite récente sur place d'une délégation de la Financière Turenne Lafayette alimente les rumeurs. Interrogé sur le sujet, Me Lantourne, avocat du groupe Doux, évoque un possible projet industriel et une éventuelle prise de participation du groupe financier dans le capital de Doux. « Une petite hypothèse », précise-t-il. Mais pour Nadine Hourmant, déléguée centrale FO, « si des entreprises viennent visiter ce site, c'est qu'il y a un véritable intérêt... ».
Usine d'aliments à Pluguffan
Doux souhaite également se séparer d'installations frigorifiques au port de Brest (2 salariés) et céderait l'usine d'aliments de Pluguffan qui emploie 13 salariés. « Il faut rester prudent sur les cessions. On ne va pas donner des bâtons pour se faire battre. Nous attendons de la direction qu'elle nous informe », ajoute Nadine Hourmant.
Réorganisation au siège
La question sera évoquée lors d'un prochain comité d'entreprise qui se tiendra avant la fin octobre à Châteaulin. Il y aura forcément des diminutions d'effectifs.
Réaction du ministre
Hier soir, Guillaume Garot, ministre délégué à l'agroalimentaire, annonçait prendre « acte de cette volonté de proposer un plan de continuation qui donne une perspective de réussite au redressement du groupe ».Le ministre « soutient les salariés dans leur volonté de voir les relations sociales et les conditions de travail s'améliorer au sein de l'entreprise ». Il se rendra à Lille demain jeudi pour travailler avec les salariés et les élus sur le devenir du site de Graincourt, avant de rencontrer vendredi 12 octobre à Rennes les représentants des salariés de l'ensemble du groupe.
Jean-Paul LOUÉDOC et Maël FABRE.
Ouest-France -mercredi 10 octobre 2012
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