Notre-Dame-Des-Landes-L'aéroport mobilise toujours

Publié le 5 Août 2013

Plus motivés que jamais, les manifestants contre le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes ont apprécié, ce week-end, le soutien de chanteurs engagés.

Plus motivés que jamais, les manifestants contre le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes ont apprécié, ce week-end, le soutien de chanteurs engagés.

Les opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des- Landes (44), ont rassemblé des milliers de sympathisants, ce week-end, sur le site. Pour ce treizième rassemblement estival, Tryo et Sanseverino ont donné de la voix pour faire plier le gouvernement.

L'Acipa, la principale association d'opposants historiques au projet d'aéroport qui remonte aux années 1960, a revendiqué samedi quelque 15.000 participants au rassemblement, tandis que la préfecture de Loire-Atlantique en avait dénombré entre 3.500 et 4.000. Dimanche, nouvelle bataille de chiffres : ils étaient 25.000, à 14 h, selon les organisateurs, tandis que la préfecture en a compté « entre 8.000 et 9.000 personnes sur le site au plus fort de la manifestation ». L'Acipa, qui organise ce rassemblement estival depuis treize ans, sur le site prévu pour la future aérogare, n'avait jamais fait les choses en aussi grand, avec un service d'ordre pléthorique, des chapiteaux, des secouristes et une scène géante sur laquelle défilent les musiciens, dont le groupe Tryo, sous un panneau proclamant « Un aéroport à NDDL, jamais ! ». « On est là comme tout le monde, pour que ça reste une belle campagne bocageuse et que cet aéroport ne se fasse pas », a déclaré Guizmo, un des chanteurs du groupe. Le chanteur Sanseverino, lui, devait se produire, hier, en soirée. « Beaucoup d'artistes se sont mobilisés depuis que les forces de l'ordre ont tenté d'évacuer le site en octobre pour laisser la place aux pelleteuses », observe Julien Durand, porte-parole de l'Acipa. Cette initiative a relancé la lutte contre le projet confié au groupe Vinci et qui doit voir le jour en 2017. Le gouvernement a demandé des études complémentaires sur le projet et retiré les gendarmes en avril. « Mais nous restons vigilants », assure M. Durand.

« Un autre modèle de société »

Les noms de la plupart des musiciens invités ne disent pas grand-chose à bon nombre de militants plus âgés qui se flattent d'avoir « fait le Larzac » dans les années 1970. « La symbolique de ce lieu, c'est la résistance », a confié le jazzman Bernard Lubat, un ancien musicien de Claude Nougaro, qui s'est produit samedi. L'état d'esprit qui règne à Notre-Dame-des-Landes, « je l'ai connu au Larzac », se souvient le musicien, qui fait le lien avec le jazz, « musique de révolte de gens qui se sont libérés de l'esclavage ». Le rassemblement se vit comme une société à part, où l'argent ne règne pas. « Ça fait du bien de se retrouver avec des gens qui ont les mêmes envies, les mêmes idées, la même vision de la société », confie Nicolas Dhervaux, 33 ans, venu du Morbihan voisin avec sa copine Marie-Cécile. L'accès au festival est gratuit, mais les spectateurs sont incités à participer aux frais à leur arrivée. « Les gens donnent en moyenne entre cinq et 20 € », voire même « jusqu'à 50 € », témoigne Myriam, caissière installée dans une caravane à l'entrée. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes et fervent partisan du projet d'aéroport, est dans le collimateur. « Il ferait mieux de reconnaître qu'il a perdu sur ce coup-là », tranche Marie-Thérèse, une retraitée, originaire du proche village de Bouvron. Mais personne ne se risque à se prononcer sur les intentions du gouvernement. « Mystère », résume Marie-Thérèse.

 

source: http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/n-d-des-landes-l-aeroport-mobilise-toujours-05-08-2013-2193236.php?xtmc=Notre-Dame-Des-Landes&xtcr=1

Rédigé par Section PCF de Briec-Fouesnant-Quimper

Publié dans #Environnement

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